Bienvenue sur mon chemin « hors cadre »

Je suis Céline HAMEL, « Architecte de l’Equilibre » et Multipotentielle. J’aimerais ici vous parler de mon parcours atypique, fait d’exploration des possibles, d’expérimentations, de tâtonnements, de doutes, remises en question et de nage à contre-courant.

Pourquoi j’ai choisi de ne pas choisir

À travers ce blog, j’espère, en toute humilité, que mon cheminement pourra inspirer et guider d’autres personnes qui, comme moi, souhaitent trouver l’épanouissement dans leur vie sans « rentrer dans les cases ».

Le parcours d’une multipotentielle qui a appris à sortir du cadre « Choisir c’est renoncer » ; cette citation d’André Gide m’a toujours angoissée et ce, dans n’importe quel contexte. Au restaurant, à la médiathèque, les destinations de vacances, de voyage, dans ma vie amoureuse… et plus sérieusement dans le cadre de mes études et plus tard de ma vie professionnelle.

Un choix est un pas de plus sur son chemin, vers la liberté d’être qui nous sommes. Jean-Louis Barrault a dit que « La liberté, c’est la faculté de choisir ses contraintes ». Alors j’ai fait des choix et j’ai cheminé, j’ai avancé vers ma liberté.

Architecte, urbaniste, artiste, Hors cadre création

Aujourd’hui cette phrase m’angoisse toujours, car tout choix implique un renoncement ; mais j’ai appris à changer de regard. Je considère maintenant que choisir c’est faire, c’est vivre, c’est affirmer qui je suis. Aussi, j’ai réalisé que tout choix n’est pas définitif et ne ferme pas de portes, bien au contraire.

J’ai fait le choix de ne pas m’enfermer dans une case, fait le choix qui m’ouvrait de plus larges perspectives, fait le choix de ne pas suivre le chemin que l’on m’imposait. J’ai choisi d’exprimer la multiplicité de mon être et ne pas oublier une partie de moi en route.

Et c’est ce cheminement que je souhaite partager avec vous, car il n’y a pas qu’une seule façon de trouver sa voie.

1. La voie royale qui ne l’était pas

Je me souviens encore de la voix de ma conseillère d’orientation : « Eh bien mademoiselle, vous avez de bonnes notes partout, vous pouvez faire tout ce que je vous voulez! ». C’est justement là où se situe le problème. Je ne sais pas ce que je veux, j’aime tout.

Depuis toute petite, j’aime expérimenter, pratiquer divers loisirs artistiques ou sportifs, remplir le mieux possible mon emploi du temps afin de faire tout un tas de choses qui me nourrissent. J’espérais d’ailleurs exercer un métier dont la caractéristique principale serait de me laisser beaucoup de temps libre et ce, afin de pouvoir pratiquer tous mes loisirs.

Parmi mes bonnes notes, certaines se distinguaient tout de même. Celles jouées sur mon piano ; et encore plus lorsqu’elles sonnaient « jazz ». Mais pianiste de jazz n’était pas une option de carrière lorsque j’ai osé l’évoquer ; alors je n’ai pas insisté. Et puis, pour jouer du jazz, il fallait d’abord bien travailler le piano classique, bien suivre le cursus imposé par le conservatoire.

L’option pianiste de jazz ayant été très vite écartée, j’ai alors privilégié un parcours scolaire général orienté scientifique car, comme tout le monde s’évertuait à me le dire : « c’est la voie royale ».

Alors j’ai été une bonne étudiante, j’ai répété mes gammes et fait mes exercices avec rigueur, en nourrissant l’espoir d’avoir un jour la liberté d’improviser et de faire sonner mon piano comme il sonnait au fond de mon âme. Je suis devenue une bonne pianiste, mais pas non plus excellente au point de justifier une carrière musicale.

Je me retrouve donc un jour titulaire du baccalauréat série Scientifique, avec d’excellentes notes dans les matières littéraires, sportives et sociales, mais pas dans les matières principales. D’un autre côté, je sais pertinemment aussi que si j’avais opté pour un bac littéraire ou économique et social (choix que j’aurais peut-être fait aujourd’hui avec le recul et la maturité), j’aurais excellé de la même manière dans les matières aux plus petits coefficients et non pas dans celles en lien directement avec l’orientation choisie.

Je commençais à comprendre que je n’aimais pas choisir une spécialité, pousser l’apprentissage d’une matière ou thématique de façon approfondie. Je voulais, comme lors de l’enseignement primaire ou secondaire, continuer à apprendre dans toutes les matières. Mais au lycée, il a fallu choisir.

J’ai ensuite poursuivi dans la voie scientifique puisque je l’avais à priori « choisie ». Je me suis orientée vers un BTS de biochimie, car j’aimais comprendre comment fonctionnait le corps humain, les interrelations et équilibres. Je souhaitais humblement travailler dans le domaine de la recherche scientifique et œuvrer pour l’amélioration de la santé humaine.

Une première dépression a tout de même pointé le bout de son nez car j’ai vite senti que je n’étais pas à ma place. Mais comme j’avais choisi ce diplôme, alors je devais aller jusqu’au bout, tant bien que mal. Mes premiers emplois en tant que technicienne de laboratoire m’ont confirmé ce que je pressentais.

Ce métier ne me plaisait pas. Le cadre scientifique trop cloisonné m’étouffait et j’avais besoin d’une échappatoire. J’ai démissionné sur un coup de tête, sans prendre le temps de réfléchir à une porte de sortie car l’urgence de respirer était trop pressante.

Je me suis encore une fois retrouvée face à un choix à faire. Quel nouveau métier? Quelle orientation suivre? Au fil des recherches, j’ai trouvé un test d’orientation assez poussé dont la conclusion m’a orientée vers le métier d’architecte. J’aurais aimé trouver ce test bien plus tôt. Mais je ne me connaissais certainement pas assez, plus tôt, pour arriver à cette conclusion.

Le métier d’architecte était parfait pour un profil comme le mien : à la fois scientifique, littéraire, artistique et avec une appétence aussi pour les sciences sociales. Mes études, reprises à l’âge de 24 ans, furent un vrai régal. Les cinq années sont passées à toute vitesse, j’avais trouvé ma voie, c’était certain.

En parallèle, je travaillais (avec plaisir) dans un laboratoire les week-ends, les nuits, les vacances scolaires. Jongler entre deux univers était déjà, à l’époque, une source de grande satisfaction.

Je commence alors une seconde vie professionnelle, celle d’architecte.

2. Le moule de l’entreprise qui était trop étroit

Le métier d’architecte est passionnant car l’on peut travailler dans différents domaines, sur différentes thématiques, ce qui me convient parfaitement. Mais il y a tellement de façons de l’exercer que là encore il fallait choisir une direction, une spécialité.

J’ai eu la chance d’être dans une école qui offrait de larges choix. J’ai forcément hésité. Mais j’ai compris que je me sentais plus à l’aise à l’échelle des grands territoires ; l’urbanisme s’est donc imposé. J’ai acquis le titre d’architecte urbaniste après l’obtention de deux masters (car le titre d’architecte existe rarement seul, il est presque tout le temps suivi d’un qualificatif).

Je pouvais enfin démarrer une autre carrière professionnelle, plus alignée avec moi. Mais le parcours avant la reconnaissance professionnelle fut très long. Il a fallu accepter de démarrer tout en bas de l’échelle, une échelle dont les premiers barreaux sont bien plus bas que ceux de technicienne de laboratoire. Et puis, l’ascension nécessite de suivre un parcours bien jalonné, de bien cocher chaque étape, de remplir chaque case du tableau de la convention des cadres pour mériter de grimper un barreau de l’échelle.

Alors, on m’a demandé de « m’améliorer » sur des façons d’être, complètement contraires à ma personnalité. On m’a demandé de me spécialiser encore et encore pour être une experte reconnue dans UN domaine. On m’a demandé d’emprunter ce tunnel bien étroit qui devait mener au sommet de ma carrière. Alors je l’ai fait une première fois, mais au prix de sacrifices importants et notamment, celui de m’oublier, de porter un masque et de me plier aux volontés d’une direction qui ne me correspondaient pas.

Peu importe notre personnalité, nos appétences, nos facilités, nos domaines d’excellence, il faut ABSOLUMENT répondre à tous les critères et rentrer dans le moule de la convention collective dont la visée principale est de fabriquer de bons petits soldats à la solde de la direction.

Le destin a voulu que je change de région et d’entreprise. Une fois encore, je me suis retrouvée confrontée au même dilemme : emprunter un tunnel trop peu enthousiasmant. Mais cette fois-ci, j’avais à peine commencé à l’emprunter que j’ai réalisé qu’il m’était impossible de poursuivre dans cette direction, qu’il était trop étriqué, trop angoissant pour moi.

C’est après un burn out et une pause imposée de plusieurs mois, de beaucoup de remises en question, de travail sur soi et d’introspection que je suis arrivée à un constat. J’avais besoin d’élargir mes horizons, de me nourrir de nouveauté, d’explorer de nouvelles thématiques, de me promener d’un service à l’autre, de voguer avec bien plus de libertés et non plus de rentrer dans des moules trop carrés pour moi.

Ce fut long avant d’en arriver à cette conclusion. Je suis sûre par ailleurs que ce n’est pas la conclusion finale, qu’il y aura d’autres revirements de situation par la suite. Et qu’il y a certainement d’autres conclusions et d’autres chemins à emprunter ; la voie que j’ai alors choisi d’emprunter n’est pas la seule option, loin de là.

3. La liberté d’être moi, enfin

Se relever après un burn out. Cela prend du temps, le temps nécessaire pour comprendre ce qui s’est passé, pourquoi l’on en est arrivé à s’oublier, à se nier, à aller à l’encontre de soi-même. Pour comprendre cela, il faut apprendre à se connaître, enlever les couches, une par une. Celles que l’on pensait comme faisant partie intégrante de nous mais qui, en réalité, sont celles de la société, de la famille, d’héritages divers et variés, de croyances, et que l’on a endossées petit à petit.

Au fur et à mesure de son évolution personnelle, le corps rejette ces couches comme un corps étranger et on apprend à se reconnecter à Soi. On identifie ses envies les plus profondes, ses besoins et l’on recommence à marcher, pas après pas. En tâtonnant, en hésitant, en trébuchant tel un nouveau-né.

Puis le chemin s’éclaircit et on est capable de sentir quand c’est la bonne direction, ou pas. On apprend à être à l’écoute de soi, à l’écoute de son cœur, de son âme.

Pour moi, ces premiers pas en tant que Moi véritable ont pris une forme artistique. Déjà, le piano qui ne m’avait jamais quitté, m’a permis d’exprimer certaines choses qui avaient besoin de l’être, sans nécessairement être verbalisées. J’ai appris à jouer de la musique jazz, enfin. Lâcher la partition et dire ce que j’avais à dire, oser prendre la parole, autrement. M’offrir une certaine liberté, sortir du cadre de la partition classique et des notes trop bien écrites.

Puis, le dessin et la peinture se sont invités. J’avais particulièrement apprécié les cours de dessin à l’école d’architecture. Ma professeure appréciait particulièrement mon univers coloré et j’avais envie maintenant d’explorer cela, sans pression, juste pour le plaisir.

J’ai commencé à peindre directement sur les murs de mon salon, de ma chambre. J’aimais cela. Puis, j’ai osé demander à peindre sur une vitrine et, à ma grande surprise, on a accepté de me faire confiance, de me donner ma chance. Alors j’ai peint sur des vitrines, sans pression, juste pour le plaisir.

En parallèle de la prise de plaisir et de reconnexion à la vie, c’est la prise de confiance en moi et le goût de créer, d’innover, d’entreprendre qui ont germé en moi. Pour pouvoir continuer à m’offrir cette liberté d’être que je découvrais et qui m’est aujourd’hui essentielle voire vitale, seul l’entrepreneuriat me semblait être la clé. Je me suis alors lancée.

J’ai mis au monde « Hors Cadre Création » et j’ai tout mis dedans, tout ce qui me faisait vibrer. Le fait d’entreprendre me permettait cela. Je ne pouvais pas choisir un domaine particulier car c’était me couper d’une partie de moi.

J’y ai donc mis de la peinture, du graphisme, de l’architecture, de l’urbanisme. Des cours de piano aussi. Il y a tout ça dans Hors Cadre Création. Mais très vite la question de la légitimité et de la reconnaissance s’est posée. Comme je proposais TOUT ça, comment pouvais-je être experte dans chacun de ces domaines?

Comment immatriculer mon entreprise alors qu’il faut en général ne cocher qu’une seule case? On s’aperçoit très vite que tout est catégorisé et qu’il est nécessaire de choisir, à minima une catégorie principale… Mais j’ai réussi à contourner les cases car l’entrepreneuriat permet cela.

Toutefois, j’avais du mal moi-même à avoir un discours aligné et cohérent lorsque je me présentais. C’était un peu comme si un même restaurant avait au menu des pizzas, des sushis et de la cuisine traditionnelle…Il a fallu faire preuve de patience, faire de belles rencontres, avoir de beaux projets, avoir la foi, encore et encore, en moi et en la vie. Et petit à petit, les gens ont compris.

On me présente aujourd’hui comme « la » créative de l’association des professionnels de ma commune, la personne multipotentielle aux multiples idées. C’est une belle reconnaissance!

Toutefois, j’avais toujours ce souci de cohérence et d’alignement interne sans en prendre véritablement conscience. J’avais besoin d’un fil directeur. Pour moi, pour me présenter, sans que cela « sonne faux » ou que je me sente obligée de justifier des activités et un parcours qui semblent avoir ni queue ni tête.

Finalement, c’est par mon cheminement personnel que la clé est venue. Le travail sur moi, le développement personnel et mon ouverture spirituelle qui m’ont aidés à me relever suite à mon burn out, m’ont amenée doucement vers la discipline qui allait réaligner toutes les parts en moi : le feng-shui. Grâce à elle, j’ai pu réunir mes passions, mes appétences professionnelles et mes valeurs personnelles, spirituelles.

Et le discours est devenu fluide, aligné, cohérent et pertinent. Je vous expliquerai comment j’ai atteint la voie de l’équilibre dans de prochains articles. En attendant, vous pouvez découvrir si vous le souhaitez comment j’ai réussi à combiner mes passions, compétences professionnelles et valeurs personnelles au sein de Hors Cadre Création ici.

4. Un parcours au gré de ses sensibilités

Ce parcours qui m’est propre n’est en rien un parcours universel. Je n’ai pas la prétention de penser qu’il est exemplaire et que la voie que j’ai choisie est la meilleure.

Ce parcours est le reflet de ma personnalité, qu’il a fallu déconstruire.

Tout reconstruire ensuite est le travail de toute une vie. Il est loin d’être achevé et loin d’être parfait.

Ma volonté, au travers de son récit et de façon humble, est d’inspirer, d’aider peut-être certaines personnes comme moi, au profil multipotentiel et hypersensible (sujet que j’ai peu abordé ici mais qui le sera prochainement).

Avez-vous trouvé un autre moyen de vous épanouir professionnellement?

Et vous? Est-ce que le fait de devoir choisir est un sujet qui vous angoisse? Comment votre multipotentialité s’exprime t’elle?

Qu'il s'agisse de poser un regard neuf sur votre intérieur ou de concevoir un projet architectural de A à Z, mon approche allie Expertise Feng Shui, Architecture et Création Visuelle. Comment puis-je vous accompagner aujourd'hui ?

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